Le piano, un apprentissage autrement

Piano à queue

Notre pratique du piano au sein de l’école est principalement axée sur l’acquisition d’un langage, sur la compréhension de la musique, à travers l’étude de différents styles. Nous cherchons à développer une certaine  autonomie chez chacun en développant les principaux axes énoncés ci-dessous :

Jouer du piano

Au sens propre et dans le cadre de la musique  il s’agit de jouer du piano avec les différents paramètres que constitue le langage musical.

Ecouter

Apprendre à développer son écoute. Passer du verbe entendre à celui d’écouter.

Analyser, Comprendre le piano

Découvrir les outils permettant de construire pas à pas et de comprendre comment la musique fonctionne et le piano.

Découvrir le piano

La littérature pour instruments à clavier est vaste. Il s’agit de la découvrir au fur et à mesure et selon les besoins et les envies. Le style le plus développé au sein de l’école étant lié au jazz

L’esthétique au sein de l’école de piano

O-piano est axée de préférence vers les répertoires liés au jazz, avec cependant des « visites » aux illustres musiciens du passé ayant laissé une littérature pour le piano très importante et qui nous permet de mettre en lumière ce qui rapproche et différencie les  styles existants depuis l’apparition des instruments à clavier.

L’école de musique est ouverte aux plus jeunes

à partir de cinq ans. Pour eux un cours d’éveil musical est mis en place. La spécificité de celui-ci est qu’il est réalisé tout de suite au piano.

Les aspects développés seront directement lié au travail de l’oreille et du rythme, et bien sûr au jeu, à l’improvisation et à l’imaginaire.

L’école de musique est ouverte aux adultes.

A toutes les personnes souhaitant commencer ou revenir à la musique après une absence prolongée….

Amateur de jazz

A tous les amateurs de jazz, nous proposons de développer leur connaissance de la musique tonale et modale à travers les standards.

Cours d’histoire de la musique ancienne

Des origines en occident jusqu’à la période de notre écriture actuelle le cour à lieu  une fois par mois pour tous ceux qui sont désireux de mieux comprendre comment le langage a évolué. Ce cours permet aussi de mieux appréhender la place de la musique dans notre histoire.

Les cours peuvent être individuels ou collectifs.

Musicien du Moyen-Age, l’apprentissage de la musique

Musicien du Moyen-Age

L’apprentissage de la musique ne représente pas une fin en soi. Il participe à la construction de l’individu. Au Moyen Âge la musique était tout d’abord enseignée en Occident dans le cadre des sept arts majeurs qui comprenait une partie importante des matières que l’on pouvait apprendre. Celles-ci étaient divisées en deux parties distinctes.

Le « Quadrivium »regroupait l’arithmétique la géométrie, l’astronomie et la musique.
Le « Trivium » lui, regroupait : la grammaire, la logique et la rhétorique. La musique faisait donc partie des sciences.

Par la suite, à ce cadre a succédé d’autres organisations et la musique a alors rejoint la grammaire, la rhétorique.

Ce rappel met en évidence la richesse de celle-ci, puisque parmi les sept arts majeurs, elle est la seule matière avoir été analysé aussi bien avec des points de vue scientifique, linguistique. Artistique,

La musique après avoir été analysé comme une science (les premiers écrits occidentaux allant en ce sens proviennent de Pythagore (580 avant J.C) a donc été analysé comme un langage (la rhétorique a profondément influencé J.S Bach et bon nombre de ses contemporains).Notre point de vue concernant l’apprentissage de celle-ci par donc de ce postulat : la musique peut être analysée comme un langage.

Cependant elle se distingue du langage verbal usuel par son objet. Sa nature est d’être libre de tout rapport consensuel. La musique est entière. Elle renvoie aux sentiments, à l’intellect, au corps, à l’espace. Pour cette raison son apprentissage ne peut se faire comme on apprendrait une matière étrangère à nous. La musique renvoie à un inconscient universel commun à toutes les cultures. En ce sens elle est présente chez tous les êtres humains. Par contre elle ne se révèlera pas forcément chez tout le monde de la même façon et pourra aussi ne pas se révéler du tout.

Il est possible d’envisager le rôle de l’enseignant comme un révélateur.
L’enseignement de Socrate se nomme la maïeutique, consistant à faire « accoucher les esprits ». Sa maman étant sagefemme, il s’inspira de ce terme maïeutikê (en grec) signifiant : art de l’accouchement. Sa méthode suggère que les réponses proviennent de l’intérieur de l’individu. L’accoucheur n’apporte, ne transmet rien à l’âme qu’il éveille. Il la laisse en face d’elle-même.
En toute modestie et avec une pointe d’humour, ne devrait-on pas envisager de tendre vers des écoles de « maïeusique » ?